lundi 16 juillet 2018

USA 2018 : 12 juillet 2018

12 juillet 2018 : De Bellingham à Vancouver : le retour



 Le Mont Baker


 La frontière canadienne : passée en 5 minutes !
 Arrivée sur Vancouver



Le retour avec nos  six valises !

Jeudi 12 juillet Bellingham (WA) – Vancouver (BC) – Cordes
L’heure du retour a sonné et j’écris ces lignes alors que nous sommes au « lounge » d’Air Canada, en train d’attendre le départ de notre vol pour Munich.
Avant de quitter Bellingham, nous avons fait notre crochet par le bureau AAA et avons récupéré des documents sur Hawaii, la Californie (cela pourrait servir cet été à Sébastien & Co), le Montana et l’Idaho. « Food for thoughts » pour notre prochain voyage…Nous profitons de notre passage chez AAA pour nous informer sur les délais de passage de la frontière entre les USA et le Canada, ce qui nous fait passer par le poste de  Lynden où nous n’attendons que 5 minutes au lieu des 2 heures que nous avions perdues la semaine dernière.
Nous disons « Good bye » aux USA, même s’il faut bien reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose de différent d’un côté et de l’autre de la frontière, à part qu’au Canada, les distances sont en kilomètres et le prix de l’essence est en litres…(l’officier d’immigration canadien nous a parlé en anglais et pas en français !)
Nous retrouvons Vancouver sous un soleil resplendissant et finalement, le plus simple est d’aller directement à l’aéroport. Nous rendons notre fidèle (elle n’est pas tombée en panne) mais un peu « cheap » Mazda 5 avec laquelle nous avons tout de même parcouru 2 660 kilomètres. Et, nous arrivons au lounge pour voir l’avion en provenance de Francfort stationner à l’heure au terminal. Nous ne sommes pas en retard puisqu’il part 2 heures avant le nôtre!

P.S. Nous sommes arrivés à Cordes vendredi vers 20 h00. Notre retour c’est bien passé (dans un Airbus 350 de la Lufthansa) et nous avons retrouvé notre maison en bon ordre.


En guise de conclusion

Notre voyage a connu deux parties très différentes :
Les quinze jours en Alaska, une première pour nous, à bien des égards :
D’abord la découverte de l’Alaska, et même, plus généralement, du grand nord, et des pays du froid et de la glace, inondés de soleil en été, plongés dans l’obscurité en hiver.
Nous avons été fascinés par les paysages : dans l’intérieur des terres, des immensités vides où se noient des vallées grandioses façonnées pendant des millions d’années par des glaciers gigantesques et bordées de sommets qui dépassent souvent les 4 000 mètres. Une végétation maigre et robuste accentue cet effet d’immensité. Une autre version des grands espaces qui nous plaisent tant aux USA.
Mais l’Alaska est aussi un pays de la mer  avec ses ports par lesquels tant de chercheurs d’or et d’aventuriers sont venus, en vain. Il y a aussi les baleines mais nous en avons vu plus à Hawaii.  Mais nous avons été fascinés par la rencontre des glaciers avec la mer et par le mouvement de cette nature gigantesque. On peut, en effet, presque dire qu’elle vit quand on voit et entend d’énormes blocs de glacier se disloquer et tomber dans la mer, dans un mouvement normal qu’il ne faut pas trop vite attribuer au réchauffement planétaire. Même si on ne peut pas ne pas avoir quelques inquiétudes en constatant qu‘en un ou deux siècles, l’homme a profondément modifié des équilibres de plusieurs millénaires.
Autre première pour nous : un voyage en groupe, un groupe principalement composé d’américains. Bien sûr la langue fait un peu obstacle et certains propos m’ont échappé, surtout dans le brouhaha des diners mais le plaisir de parler américain a fait partie du plaisir du voyage.
De toute évidence, nous n’aurions jamais pu faire un tel voyage par nos propres moyens, sur mer, bien sûr, mais sur terre aussi.  Et nous avons été très heureux d’avoir choisi un groupe comme Tauck, très professionnel, avec un guide remarquable et hautement compétent, où tout est bien géré, y compris les imprévus.
Une première aussi : les 8 jours de croisière. Le luxe de notre suite, les bons repas du soir ont participé également au succès de cet épisode en Alaska, sans que nous ne souffrions à aucun moment de l’effet de foule dont on parle souvent à propos des croisières.

Les deux semaines suivantes dans l’état de Washington.
Evergreen state, ainsi se surnomme l’état qui, en effet, est couvert de conifères et offre des paysages remarquables aux amateurs de trekking  dans une nature presque luxuriante d’où les montagnes ne sont jamais loin, avec leurs sommets souvent enneigés, y compris en juillet. Mais, moins soumis au gel et à la neige que l’Alaska, les paysages sont moins immenses et, par comparaison, ont un petit air alpin même si, par rapport aux Alpes, les altitudes sont plus élevées, les pentes plus raides et les sapins plus nombreux.
Seattle, et plus largement la côte, est un joyau bien qu’elle soit polluée par une circulation envahissante et des prix  que seuls peuvent payer des bonus attribués par Microsoft ou Amazon… ! Mais nous avons été moins dépaysés que dans d’autres états.
Il nous a manqué la présence de l’histoire. Bien sûr, il y a les indiens visibles par les casinos de leur réserve, mais, aveuglément de notre part peut-être, l’histoire ne n’en-nous est pas apparue.
Je ne parle pas de la Grande Histoire avec des évènements épiques (il faut aller sur la côte est ou au Texas pour la trouver) mais plus simplement de celle qui a formé la nation telle qu’elle est aujourd’hui. On a l’impression qu’avec le dynamisme innovateur des Boeing, Microsoft, Amazon et autres, l’histoire se construit mais on ne voit pas encore comment cela affectera la nation alors que, pour prendre une comparaison, nous avons vu l’an dernier l’histoire de la marche vers l’ouest, histoire dont, à posteriori, on se rend compte qu’elle a construit la nation, à commencer par sa géographie.
Nous qui sommes plus intéressés par la découverte de la société américaine que par la nature, cela nous a manqué.
Mais nous voulions retirer l’état du Washington de la liste des états que nous n’avions jamais visités : mission accomplie !
Nous voulions ajouter un mug de l’état de Washington à notre collection de coffee mugs : mission également accomplie !




mercredi 11 juillet 2018

USA 2018 : 11 juillet 2018

11 juillet 2018 : de Seattle à Bellingham




 Toujours la chaîne des Cascades



 Snohomish





Encore la chaîne des Cascades avec le Mont Baker enneigé

Mercredi 11 juillet Seattle (WA) – Bellingham (WA)
Nous terminons notre voyage puisque demain soir (heure de la côte ouest) nous prenons l’avion pour l’Europe.
Nous quittons donc Seattle, cette ville à la circulation embouteillée, digne d’une très grande métropole qu’elle n’est pas ! Cette ville où tout est cher pour le touriste. Mais aussi une ville qui, sans le jazz mais avec le Puget Sound, me fait un peu penser à New Orleans avec une originalité et un pittoresque très forts dans une partie centrale mais limitée de la ville (le marché et le port à Seattle ; the French Quarter à New Orleans). Mais comparaison, n’est pas raison et Seattle a certainement un dynamisme intellectuel et économique supérieur (que l’on pense à Boeing, Microsoft, ou Amazon).
Nous reprenons donc la route vers le nord, notre fameuse I 5 en direction de Bellingham où nous aurons bouclé la boucle.
Nous avons encore une petite liste de courses à faire : trouver des médicaments pour calmer les rhumes de l’hiver prochain de Sylvie ; acheter un coffee mug de l’état de Washington ; explorer quelques « antiques » repérés par Sylvie ; passer chez AAA pour récupérer les guides et plans de nos prochains voyages.
Les médicaments, nous les trouverons chez un CVS, une pharmacie qui délivre des médicaments (en libre-service ou sous ordonnances) mais aussi de la bière ou du whisky, des magazines et toutes sortes de produits de première nécessité.
Le coffee mug, nous le trouvons, après avoir un peu cherché, chez Starbuck ‘s : il était temps et nous le prenons, même s’il n’a pas tout à fait le format règlementaire.
Quant aux « antiques », nous les trouvons dans la charmante ville de Snohomish où d’ailleurs nous déjeunons (sur une terrasse au bord d’une rivière pratiquement à sec).
Pour le AAA, nous ferons cela demain…puisqu’il y a un bureau à Belligham.
Entre temps, nous avons retrouvé Belligham, le Mount Baker enneigé, au loin, son hôtel Marriott Springhill et son restaurant Anthony’s  Hearthfire.

Quant aux rhumes de Sylvie, ils n’auront pas attendu l’hiver prochain : la climatisation de la voiture, qui décidément ne convient pas, a fait son effet.

mardi 10 juillet 2018

USA 2018 : 10 juillet 2018

10 juillet 2018 : visite de Boeing









 Mukilteo : visite de Boeing




 La chaîne des Cascades






L'arrivée sur Seattle



 Elliott's Oyster House



Dans le port de Seattle

Mardi 10 juillet Seattle (WA)
Les achats, c’est comme…. les tremblements de terre, il peut y avoir des répliques. C’est comme cela qu’en début de matinée nous repartons vers le nord de Seattle pour explorer un Nordstrom et un JC Penney, sans beaucoup de résultats, et que nous retournerons en fin d’après-midi au Seattle Premium Outlets pour satisfaire des demandes familiales.
Mais l’essentiel de la journée est passé chez Boeing. Il faut dire que mes 15 / 16 ans ont été bercés au nom de Seattle où Papa allait fréquemment dans le cadre de son travail d’introduction du 707 (à l’époque) dans la flotte d’Air France. Depuis ce temps, Seattle avait pour moi un goût d’aventure en terre inconnue  et aussi…. de saumon fumé (car, à une époque où c’était inconnu en France, il en ramenait chaque fois qu’il y allait).
Boeing est né à Seattle en 1 916. L’usine d’Everett a été créée en 1958 pour la production du 707. C’est aujourd’hui, nous dit-on, le plus grand site industriel du monde et  c’est ainsi que sont aujourd’hui assemblés les Boeing 747, 767, 777 et 787 (le Dreamliner). Nous visitons le hall où sont assemblés les 747 et les 767. Le hall est couvert d’énormes outillages d’abord pour l’assemblage de chaque partie de l’appareil puis l’assemblage de l’ensemble, mais l’atelier ne donne vraiment pas l’impression d’être saturé. Seuls 3 ou 4 appareils semblent être en cours de d’assemblage
Le second hall que nous visitons est celui où sont assemblés les 777 et les 787. Il semble beaucoup plus actif.
Le principe en est le même, à savoir que c’est l’objet assemblé qui se déplace en passant d’un outillage à l’autre (il en est de même dans un usine d’assemblage de voiture, sauf que le nombre de poste d’assemblage est beaucoup plus faible pour les avions et, donc, que la vitesse de progression est beaucoup plus rapide dans l’automobile. De ce point de vue, la visite chez Boeing est moins spectaculaire que celles que nous avons faites en 2016 chez Ford ou 2017 chez John Deere. Sans compter que les explications données sont parcellaires et semblent plus ressembler à un catalogue publicitaire d’achat de tel ou tel avion (comme si le visiteur allait, en sortant,  acheter un avion au prix catalogue de 300 à 400 millions de US$) qu’à la description d’un processus industriel, au demeurant impressionnant. Nous nous posons la question de savoir si Airbus organise à Toulouse de telles visites.
D’ailleurs, en sortant de ces ateliers, se découpent au loin les montagnes enneigées…On se croirait presque à Blagnac avec, au loin, les Pyrénées… !
De retour en ville, nous retournons sur le port et dînons d’un délicieux repas de fruits de mer chez Elliott’s Oyster House. Je suis particulièrement séduit par des huîtres d’Hammersley, cultivées dans le Puget Sound, grasses et iodées comme je les aime. Cela change des huitres sans goût trop fréquentes aux USA.
Et, au retour à l’hôtel, Internet nous apprend  que l’équipe de France est en finale de la Coupe du monde de football.