Clinton : le Route 66 museum
Weatherford : le tradingpost
Weatherford : Lucilles's Roadhouse
Samedi 19 octobre 2013
Le mauvais temps
d’hier est terminé et il fait un beau soleil quand nous nous levons.
Comme nous sommes
à Clinton, sur l’ancienne route 66, nous sacrifions bien volontiers à la visite
du Route 66 Museum, principale attraction du lieu.
Il retrace la vie
de la route depuis la création, dans les années 20, du principe de route
fédérale traversant le pays jusqu’à son déclassement, dans les années 1980.
Les années 20,
l’automobile se développe aux US et les routes parcellaires et bien souvent de
terre, ne correspondent plus à la demande pour des voyages sur des longues
distances. Le train qui, lui, permet de traverser le pays, ne s’arrête pas dans
chaque petite ville ce que la route permettra de faire, irrigant ainsi tout le
pays.
La US Route 66 verra le jour dans la fin des
années 20 et sera entièrement carrossable en 1938, pas macadamisée mais
construite par blocs de ciment, d’où le tapement caractéristique des routes US
(ou belges) même encore dans les années 1990. Les années 20, c’est aussi la
création des pompes à essence, l’autonomie des voitures dépassant guère 100 miles,
et des garages pour réparer radiateurs et roues crevées.
Les années 30
voient se développer le trafic et les services mais aussi le flot des émigrés
qui vont vers la Californie. La police de
route est créée pour tempérer les conducteurs et les premiers parcmètres
au monde voient le jour à Oklahoma-City en 1935.
Durant les années
40, le rationnement de l’essence limite la circulation mais la Route 66
participe à l’effort de guerre, transportant matériel et soldats à travers le
pays.
Le retour à la paix voit les transports exploser,
camions, cars (Greyhound ou autres), voitures particulières C’est l’heure
des loisirs et d’une certaine insouciance, des
motels.
Puis vient le
déclin de la Route 66 avec le développement du réseau d’Interstates (des routes
à 2X2 voies qui traversent du nord au sud et d’est en ouest l’ensemble du pays),
initié en 1956 par Eisenhower impressionné par le système d’autoroutes mis en
place par le Reich alors qu’il avait traversé avec difficulté les Etats-Unis en
convoi militaire en 1919. Un autre mode de transport automobile se met en place
fait de voies rapides à longues distances, évitant les villes. Mais l’histoire
de la route 66 et de son évolution sur 60 ans, c’est aussi l’histoire de
l’émergence de l’Amérique moderne et de son développement, de ses difficultés
et aussi de ses triomphes : c’est pour cela qu’elle est devenue mythique. C’est
pour cela, aussi, qu’il n’est pas possible de la refaire…
Après ce retour
en arrière, nous reprenons notre route par l’I 40 en direction de Weatherford :
nous trouvons un « trading post » où nous achetons un mug portant le
nom de l’Oklahoma qui viendra compléter notre collection de mugs et qui était
l’objectif profond ( !) de notre
détour par cet état. Nous prenons ensuite la direction de Wichita Falls. Nous
sommes dans un paysage doucement vallonné, vert, riche de culture (blé, sorgho,
que nous voyons, mais aussi maïs et coton que nous devinons) et d’élevage. Nous
voyons également des puits, probablement de gaz (dont l’Oklahoma est grand
producteur) plus que de pétrole, tout ceci nous rappelant que l’économie de
l’Etat est tout à fait prospère.
Nous traversons
tout un ensemble de pays indiens, les Delaware, les Kiowa, Les Comanches, les
Cheyennes, et bien d’autres. Avant qu’il devienne un Etat, en 1907, il avait
été envisagé, par le pouvoir fédéral, que les indiens chassés de leur terres
soient rassemblés sur des terres qui leur soient propres, dans le Territoire de
l’Oklahoma (dont le nom, okla humma, signifie “homme rouge” en indien Choctaw). Mais cette idée n’a eu qu’un
temps puisque l’Oklahoma est également célèbre pour ses courses aux terrains
(land runs) dont celle du 22 avril 1889 à midi où 50 000 colons amassés en
bordure du territoire se sont élancés vers la terre promise pour s’y installer,
sur la base du premier arrivé, premier servi ! Et les indiens ne
participaient pas à cette course…
A présent, les
choses sont plus paisibles mais on reconnaît que l’on est sur des enclaves
indiennes au grand nombre de casinos.
Nous quittons
ensuite l’Oklahoma pour revenir au Texas et arrivons à Wichita Falls (encore un
peuple indien), notre étape de ce soir. Il
est samedi soir et nous allons à la messe avant de manger encore une fois un
bon steak dans un Texas Roadhouse dont le nom est tout un programme à lui seul.
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