mardi 6 novembre 2012

5 novembre 2012 : New York



Des camions de pompier dans New York mais vous n'avez pas le bruit !











NBC prépare la nuit des élections au Rockfeller Center



Lundi 5 novembre 2012
Nous avions mis le Metropolitan Museum à l’ordre du jour de la journée mais c’était oublier qu’il est fermé le lundi, ce que nous avons découvert une fois arrivés sur place. Qu’à cela ne tienne, nous ferons comme le petit prince de la chanson, nous reviendrons mardi.
Puisque nous sommes à la 83ième rue, nous décidons de redescendre à pied le long de la 4ième avenue (le Met se trouve, lui sur la 5ième avenue le long de Central Park). Et autant, hier, Fifth Av. m’avait semblée inégalement élégante (en tout cas, dans la partie que j’avais vue, car à la hauteur de Central Park, on trouve les adresses les plus distinguées de la ville), autant Madison Ave. (autre nom de la 4ième) est tout à fait élégante : les magasins des grandes marques (Chanel, Cartier, Gucci, etc) ou de spécialistes (par exemple, bijoux anciens ou sacs en peau de serpent véritable) le disputent aux agences immobilières (où les prix, lorsqu’ils sont indiqués, tournent autour de US$ 30 000 /m2, sans qu’il s’agisse  particulièrement du quartier) ou aux antiquaires raffinés où nous n’entrons même pas car, si nous trouvions notre miroir, il aurait un zéro de trop !
Plus bas, nous faisons un détour par le magasin de jouet FAO Schwarz et ses animaux en peluche, mais, ensuite, cela se prolétarise fortement avec les magasins de marques comme Ralph Lauren,  Coach, Calvin Klein, DKNY, Crate & Barrel, etc. Nous commençons à pouvoir entrer pour « le plaisir des yeux » comme on dit à Marrakech !
Notre promenade nous amène progressivement au Rockefeller Center : les patineurs d’hier ont disparu au profit de la chaîne NBC qui continue de préparer, à grand renfort de « red, white and blue », la grande nuit électorale de demain.
Nous nous arrêtons au Bryant Park pour déjeuner d’un très bon « Traditionnal Chicken Pot Pie » puis descendons le long de la Fifth Ave. puis de la Sixth Ave. non sans acheter quelques souvenirs de NY car, maintenant, nous sommes dans l’abordable, voire même dans le « cheap » !
Nous continuons notre promenade à pied jusqu’à la Third St. Nous aurons ainsi parcouru environ 5 miles, c'est-à-dire même pas 20% de la distance qu’auraient dû parcourir, hier, les marathoniens (dont nos croisons, dans notre promenade, divers spécimens) si le marathon avait été maintenu, avant que le froid (il fait un beau ciel bleu mais 5° C), le vent et la nuit ne décident Sylvie à rentrer en taxi à notre hôtel.
Là, petit changement de programme : Holiday Inn nous informe par mail que, suite à Sandy, l’hôtel près de l’aéroport de Newark où nous devions coucher demain soir n’a toujours pas de courant et est donc fermé, ce qui fait que nous resterons une nuit de plus ici, dans Manhattan. 


lundi 5 novembre 2012

4 novembre 2012 : de Poughkeepsie à New York


La "Palisades Parkway"





Ce que nous voyons de notre chambre d'hôtel










Quelques petits marchands ambulants dans New York





Dimanche 4 novembre 2012
Cette nuit, les USA sont passés de l’heure d’été (« Daylight Saving Time ») à l’heure d’hiver (« Standard Time ») et à 9h00 de la nouvelle heure nous prenons la direction de l’aéroport de Newark où nous devons rendre la voiture avant midi pour nous rendre ensuite à New-York, étape finale de notre périple.
Nous disons donc au revoir à Ploughkeepsie où, nous avons été surpris de l’apprendre hier soir, IBM a construit, en 1948, sa première usine d’ordinateurs et y a encore des moyens importants.
Plutôt que de prendre la route la plus directe que nous recommande le GPS, nous prenons la Palisades Parkway qui nous mène par une jolie route (« parkway ») le long de l’Hudson. Nous passons près de West Point (le Saint Cyr américain) en reprenant la route que nous avions prise en 1974 (mais il fait meilleur aujourd’hui) et il est difficile d’imaginer, à voir ce paysage de forêts dans des collines assez pentues, que nous sommes à moins de 30 Miles de Manhattan.  En descendant vers le sud, on voit un peu mieux que Sandy est passée par là et a laissé des arbres cassés, voire déracinés, et des panneaux envolés. Mais rien de très grave par rapport à ce qui s’est passé sur le littoral et la vie est redevenue normale si ce n’est l’approvisionnement en essence où seules quelques pompes sont en fonctionnement avec des queues de voitures surveillées par la police car il y a eu, dans les régions où l’essence a manqué, quelques échauffourées entre automobilistes énervés. Mais les choses s’améliorent rapidement et seront certainement rétablies pour demain, lundi.
Nous arrivons ensuite à Newark sans difficulté aucune, rendons à Alamo notre Chevrolet, qui nous aura rendu de bons et loyaux services tout le long de ces 2504 miles (4020 kms), et prenons le taxi pour l’Holiday Inn de la 6ième avenue à Manhattan (6th Avenue et 26th Street) donc dans Downtown NY.
Nous logeons au 22ième étage et, de notre chambre, nous avons un belle vue sur l’Empire State Building et, plus loin, Chrysler Building ainsi qu’une collection de châteaux d’eau en bois au sommet de chaque construction. Nous sommes bien à Manhattan mais c’est parce que nous sommes à Manhattan que notre chambre est bien plus petite que ce que nous avions l’habitude d’avoir jusqu’à présent et nos valises ont du mal à trouver une place.
A nous la Big Apple… comme dirait Rastignac !
Nous remontons Manhattan entre Fifth et Sixth Avenue. Sylvie s’arrête au Macy’s et ne trouvera pas grand-chose à son goût. Quant à moi, je monte jusqu’à Saint Patrick et Olympic Tower, en passant par Bryant Park (te rappelles-tu Kathleen de ce charmant endroit presque champêtre où nous avions, me semble-t-il, déjeuné avec toi en 2007 ?) et Rockefeller Center où les patineurs ont pris possession de la piste et où NBC prépare la soirée de mardi.
Mais certaines partie de la 5ième avenue sont moins belles et le tout est un peu hétéroclite. Michigan Avenue à Chicago est, à mes yeux,  plus élégante !
Nous terminons la soirée en dînant de clams, des fraîches et des « steamed » : nous sommes, en effet,  à nouveau au bord de l’océan !

dimanche 4 novembre 2012

3 novembre 2012 : Upstate New York




Chez FDR, à Hyde Park (NY)















... Encore des "diners" !





Samedi 3 novembre 2012
Notre matinée est consacrée à FDR, Franklin Deleano Roosevelt, qui est né dans la propriété (de près de 700 hectares) familiale de Hyde Park familiale appelée Springwood. Cet endroit a, semble-t-il, joué un rôle central sur le plan personnel pour le seul président des USA à avoir été élu 4 fois et qui a géré le pays durant des temps pour le moins tumultueux, de la Grande Crise de 29 (il a été élu pour la première fois en 1932) à la fin de la guerre (il est mort en avril 1945). Il fait partie, aux yeux de américains, de leurs plus grands présidents avec Washington, Lincoln et Kennedy.
La propriété renferme plusieurs bâtiments principaux dont la maison de FDR, la « Library » présidentielle où sont rassemblés de très nombreux documents écrits ou autres concernant FDR, et la maison habitée par son épouse Eleanor Roosevelt qui avaient pris ses distances vis-à-vis de son époux.
La « Library » est fermée et nous sommes peu intéressés par Eleanor même si elle est encore populaire, moi parce que je suis « macho » et la trouve envahissante, Sylvie parce que Eleanor n’appréciait pas JFK. Mais nous visitons « the Home of Franklin D. Roosevelt » une immense maison (2200 m2 ) qui date de 1867 et est restée aménagée comme elle l’était en 1962,  à la mort d’Eleanor : on visite une maison de la haute bourgeoisie de la première moitié du XXième siècle. Cela n’est pas inintéressant mais malheureusement ceci n’évoque pas grand chose de la grande présidence de Roosevelt. Heureusement, un petit film projeté au Visitor’s Center corrige l’impression.
Nous nous promenons autour de la maison dans ce parc immense qui surplombe la vallée de l’Hudson. Nous connaissions la contrée pour y être venus en 1974 et en 2007 (avec Kathleen), mis c’est vrai que la vallée est vraiment belle.
Les beaux « diners » sont légion dans la région. Après celui d’hier, nous en voyons plusieurs aujourd’hui et ne résistons pas au fait de déjeuner dans l’un d’entre eux : ah ! sixties , quand tu nous tiens !
Notre après-midi est à nouveau consacré à la recherche de notre miroir : une première fois, nous pensons avoir trouvé une bonne occasion mais le prix ( US$ 25.00) nous paraît anormalement bas : pour cause, le miroir est récent et surtout le dessin n’était pas peint sur le verre mais sur un papier collé à l’envers du verre. Deuxième trouvaille, moins trompeuse : la taille de la glace est idéale, le cadre assez joli bien qu’un peu lourd, le dessin tout à fait joli mais, en regardant de près, nous constations que la peinture est assez abimée sur une large portion de la glace ! Il faudra que nous revenions aux USA pour continuer nos recherches.
Après la messe de fin d’après midi, qui termine par le beau chant patriotique (America, the beautiful), peut-être parce que nous sommes à quelques jours de l’élection présidentielle, nous allons dîner dans un restaurant irlandais voisin du restaurant italien d’hier. Demain, nous prendrons la route pour New York.


samedi 3 novembre 2012

2 novembre 2012 : de Stockbridge (Massachussetts) à Poughkeepsie (NY)











Sur la route entre Stockbridge et Poughkeepsie





Vendredi 2 novembre 2012
Nous quittons aujourd’hui notre Lion Rouge et la charmante petite ville de Stockbridge (Mass.) pour Poughkeepsie (qui se prononce comme cela s’écrit !) dans l’état de NY, le long de l’Hudson River.
Un dernier passage par le musée Norman Rockwell pour récupérer des gravures que nous avions oublié de prendre hier et nous partons vers le sud. La forêt forme toujours l’essentiel du paysage mais elle va progressivement s’humaniser et devenir plus habitée. De temps en temps, cependant, elle laisse place à des marécages et des roseaux sur fonds de montagnes et l’on s’attend à voir surgir des indiens. Et des indiens, il y en a puisque, plusieurs fois sur notre route, sont indiquées des réserves et que, à l’occasion, on voit des personnes au faciès évidemment indien mais habillés comme tout à chacun (ce n’est pas jour de pow-wow).
Sylvie avait repéré sur notre chemin des antiquaires mais, là encore, beaucoup sont fermés, crise oblige, et notre miroir se transforme de plus en  plus en mirage !
Quelque temps après avoir franchi la state-line entre l’état de New-York et le Massachussetts, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un splendide « diner » des années 60, comme on en trouve encore parfois, où pratiquement rien n’a changé, ni le décor, ni les tables, ni les booths (tables avec banquettes), ni les tabourets le long du comptoir, ni même la cabine téléphonique où, seul, manque le téléphone !
Nous longeons maintenant l’Hudson : on est de plus en plus dans le monde urbain, les usines sont plus nombreuses et la circulation est plus dense.  Mais le coin est encore boisé ; Ed Marschner nous dira plus tard que toute cette région, jusqu’au Massachussetts, était complètement déboisée jusqu’aux années 1930, ce que l’on a du mal à imaginer aujourd’hui.
A quelques dizaines de kilomètres de Poughkeepsie, nous arrivons en effet chez nos amis Ed et Francine Marschner, venus se réfugier dans leur maison de campagne de upstate New-York au moment de la tempête sur New-York. Fervents démocrates, ils voient en Obama, comme nous, un homme politique avec une vision pour le pays, alors que Romney est un mauvais exemple de ce que peut être l’homme politique moderne, les yeux fixés sur l’opinion des électeurs pour tenir des propos opportunistes pour plaire aux électeurs (on a connu cela en France !).
Ils s’inquiètent, comme nos amis Sethness qui nous l’écrivent par mail, d’une possible victoire de Romney. Nous passons une bonne partie de notre discussion avec Ed. et Francine (en mélangeant le français qu’ils parlent très bien et l’anglais) à parler politique et Sylvie à les rassurer, non sans nous donner rendez-vous mardi soir chez eux à Manhattan pour la soirée électorale.
Et bientôt, c’est Poughkeepsie : nous sommes de retour dans le monde urbain, on aperçoit des barres d’habitation, la ville de New-York n’est plus très loin et les gens font la queue aux stations service car plus au sud on ne trouve plus d’essence à cause de Sandy (les raffineries ont été fermées, les dépôts également). Et, après le dîner dans un restaurant italien près de la gare de Poughkeepsie aux airs de vraie gare de grande banlieue, nous faisons la queue pour prendre de l’essence (dont le prix est passé de US$ 3,80/gallon en temps normal à 4,20) comme dans les temps de pénurie (« This is New York ! » comme le dit un automobiliste en rouspétant !). Au moins, nous sommes sûrs de pouvoir aller sans problème jusqu’à Newark, dimanche matin, rendre la voiture de location mais nous sommes bien loin du Vermont rural et tout ceci sent la fin proche des vacances.

vendredi 2 novembre 2012

1er novembre 2012 : Stockbridge (Massachussetts)



L'aller et le retour de la pêche






Les quatre libertés





Le musée Norman Rockwell de Stockbridge


Jeudi 1er novembre 2012
Avec le petit village à côté de Lenox, Stockbridge forme une endroit recherché par les riches vacanciers de la fin du XIXième siècle qui y ont établi leur « cottage », un euphémisme pour parler de leurs somptueuses villas. Mais Stockbridge a également été rendu célèbre par Norman Rockwell qui y a vécu de 1953 à sa mort en 1978.
La première chose que nous faisons est donc de nous rendre au Musée qui lui est consacré. Une partie du musée est en travaux et certaines salles sont fermées. Mais on peut toujours voir la collection de couvertures du Saturday Evening Post dont il a illustré 323 couvertures en 47 ans de collaboration (de 1916 à 1963). On y voit également des tableaux de taille importance (traduits ensuite en illustration pour magasines par quel procédé, je m’interroge) dont, notamment, la série intitulée les 4 libertés (the four freedoms), consacrée à la liberté d’expression, la liberté religieuse, la liberté de vivre à l’abri du besoin, la liberté de vivre à l’abri de la peur, proclamées par Roosevelt dans son discours sur l’Etat de l’Union de 1941, alors que les USA n’étaient pas encore en guerre.
Dans toutes ces illustrations, on retrouve à la fois une expression des personnages qui serait presque de la caricature si elle n’était imprégnée de beaucoup de bienveillance et de chaleur humaine. Rockwell donne aussi l’image d’un pays encore assis sur des certitudes et qui n’a pas peur de son futur, même si, à la fin de sa vie, on voit apparaître des thèmes plus sociaux comme la discrimination raciale. Chaque illustration raconte une histoire, saisit un moment des gens normaux de la « middle America » des années 30 aux années 60. Il est intéressant également de noter, comme nous le fait remarquer une conférencière, à quel point Norman Rockwell était maniaque des détails (tout a une importance dans un tableau), ce qui n’est pas sans accentuer l’effet de réalité à ses illustrations.
Nous terminons notre visite par un arrêt à la gift-shop où le Père Noël fait quelques achats pour Sylvie…. !
Nous déjeunons à Lee et comme on ne peut pas manger asiatique tous le jours, aujourd’hui c’est « moules frites » pour moi (il n’y avait pas de gaufres ni de bière !) et « chicken salad » pour Sylvie (cela vaut-il la peine de faire tant de kilomètres pour cela ?)
Et comme à proximité de Lee, au croisement avec l’Interstate, il y a une magasin d’usine, nous nous y arrêtons pour acheter des valises qui nous permettrons de tout ramener. Et nous bénéficions d’une réduction de 66% sur le prix du magasin d’usine !!!
Après le dîner au Red Lion, nous nous promenons dans les couloirs de l’hôtel qui sont, à eux seuls, un vrai musée entre des lithos de Norman Rockwell, des patchworks (des beaux crazy) et des tableaux de toutes les époques, y compris de ces dernières années.






jeudi 1 novembre 2012

31 octobre 2012 : de Deerfield à Stockbridge (Massachussetts)



Deerfield, sous le soleil, après le passage de Sandy






Au musée de Deerfield, dont un miroir comme celui que l'on cherche




C'est Halloween !










le "Red Lion Inn" de Stockbridge et une vue de Stockbridge par Norman Rockwell  (notre hôtel est à droite)




Mercredi 31 octobre 2012
Notre arrêt à Deerfield se termine par une bonne surprise : certaines des maisons du village historique sont rouvertes ce qui nous donne la possibilité de visiter la Frary House, une maison rénovée dans les années 1 890 par Charlotte Alice Baker, elle-même à l’origine de la vocation historique du village de Deerfield. La maison rassemble des objets de l’époque coloniale avec notamment de très belles commodes à deux corps  de style Chippendale (1730 – 1790) et du très beau travail de broderie. Mais, c’est surtout le Memorial Hall Museum  qui retient le plus notre attention avec des pièces consacrées à l’art populaire américain : le patchwork bien sûr, la broderie (pour lequel la production de Deerfield a connu une certaine célébrité au tournant des années 1 900), le tissage, la verrerie.  Il évoque aussi le mouvement « Arts & Crafts » qui, en réaction à la production industrielle et aux conditions de travail des ouvriers a mis en valeur toujours au tournant des années 1 900 les productions de produits et motifs artisanaux.
Deux pièces du musée sont également consacrées au raid de 1 704 (« the Deerfield massacre »)au cours duquel les indiens et les français ont envahi le village, tué ou enlevé une grande partie de la population du village, estimée à 400 personnes, et qui a donné naissance à un livre qui a connu une certaine popularité (« The Redeemed Captive ») où l’auteur, un des pasteurs du village, décrit sa captivité.
Une exposition temporaire (« Changes on the Horizon ») retrace, par la photographie et la peinture, l’évolution du paysage de la région sur la période 1 850 / 1 950 et montre également la différence de perspectives entre la photographie et la peinture, la première se focalisant plutôt sur les villes et l’industrie (le monde moderne), la seconde se concentrant sur les paysages champêtres (le monde rêvé, en train de disparaître) .
La prochaine étape de notre journée est toute proche : il s’agit du magasin Yankee Candle, un immense magasin consacré aux bougies et à la décoration qui s’y rapporte en commençant – on s’en rapproche – par les décorations de Noël. C’est très bien fait, bon enfant (d’autant qu’aujourd’hui, c’est Halloween) et nous achetons des bougies (!) et différents objets qui viendront compléter notre « restaurant-diner » de Noël. Par contre, nous ne trouvons bien sûr pas notre glace ni, non plus, le bougeoir avec une glace ou une pièce de métal sur laquelle la bougie vient se réfléchir !
L’heure avance et nous nous dirigeons vers Stockbridge (Mass.) notre étape pour ce soir. Nous traversons Northampton puis entrons à nouveau dans la forêt, une forêt dense. Cette fois, et avec la tempête, les feuilles ont pratiquement disparu et les arbres ont pris leur tenue d’hiver. Mais, nous sommes en Nouvelle Angleterre et il y a toujours une belle rivière sur le côté de la route : on comprend, quand on voit ces rivières, pourquoi tant de moulins ont existé dans ce pays, dont la force hydraulique l’a permis de franchir les premières étapes de l’industrialisation (alors qu’en Europe, la machine à vapeur a plus joué ce rôle).
A Stockbridge, nous descendons au Red Lion, une belle auberge qui remonte à 1 773, richement décorée de pièces collectionnées par les différents propriétaires depuis les années 1 850 (tableaux, glaces comme nous n’arrivons pas à en trouver, vaisselle, y compris exposée en haut des murs, etc).
Nous y sommes venus déjà plusieurs fois dont la dernière fois avec Kathleen. Te souviens-tu, Kathleen, de ce restaurant élégant où tu avais renversé ton iced tea sur toute la table ? En tout cas, nous y retournons et terminons la soirée d’un nouveau et copieux plat de dinde pour moi et de crevettes pour Sylvie, dans une atmosphère tout aussi élégante que dans notre souvenir. Comme nous sommes enfin dans un pays civilisé, nous avons même des expresso !
Et nous regagnons notre chambre tenue bien chaude par le feu d’une cheminée (alimentée au gaz !)