samedi 19 septembre 2015

USA 2015 : Samedi 19 septembre 2015





De Kansas City (Missouri) à Quincy (Illinois)

 Kansas City : le pont sur le Missouri.





 Hamilton : la capitale du patchwork !




 Sur la route : des fermes et des silos.

Arrivée dans l'Illinois : cela sent le retour !

Samedi 19 septembre 2015

Nous reprenons progressivement le chemin du retour. Aujourd’hui, notre route va nous faire traverser le Missouri d’ouest en est sur 350 kms. Notre étape, ce soir, sera Quincy dans l’Illinois, sur la rive gauche du Mississippi.
Une étape qui va nous faire traverser une nouvelle fois un pays de culture, maïs et soja, de moins en moins forestier et de plus en plus plat en approchant du Mississippi.
Mais les traversées de villages nous offrent des arrêts sur une route qui autrement pourrait être ennuyeuse.
Un restaurant où, pour quelques dollars, nous mangeons dans la même salle qu’un Père Noël au chômage pour encore quelques semaines ou un « bel oiseau des îles » au prix de 2 pour 1 (alias une dame nettement obèse habillée d’une robe hawaïenne plus que visible).
Quelques brocantes, plus ou moins bien organisées et parfois plus débarras qu’autre chose.
Mais l’arrêt le plus remarquable est à Hamilton. Attiré par une publicité sur la route pour « Hamilton, la ville américaine du patchwork », nous découvrons un village de 1 800 habitants doté de 7 boutiques de patchwork (et 12 l’an prochain). En discutant avec les vendeurs, nous découvrons que toute l’histoire commence en 2008 où un garçon et sa sœur, vivant à Hamilton, créent un magasin de patchwork parce qu’ils avaient offert une machine à coudre à leur mère. Le succès est là, ils deviennent connus localement et, en même temps, se développent de manière importante sur Internet, au point de créer 6 autres boutiques puis bientôt 5 de plus, toutes spécialisées dans un genre de tissus pour patchwork différents. En 7 ans, ils sont devenus, avec 150 employés, le plus gros employeur du comté. Ils ont récemment été nommés personnes de l’année de la petite entreprise au niveau national et reçus à la maison Blanche pour recevoir leur récompense.
La boutique est pleine et je me sens bien seul parmi toutes ses femmes, pour beaucoup venues en autocar… ! Et, pourtant, il parait que c’est un samedi plutôt calme ! Pendant ce temps-là, Sylvie fait un malheur dans les tissus genre Keffe Fassett qu’elle trouve en abondance !

Une histoire qui dit le succès du patchwork associé à Internet
Mais Hamilton a l’habitude du succès dans le monde de la distribution : en effet J.C Penney, qui a fondé au début du XX ième les magasins du même nom, est né à Hamilton. Une autre célébrité est née dans la région que nous traversons : le Général Pershing, chef du corps expéditionnaire américain en France durant la 1ère guerre mondiale. Une troisième célébrité y a passé son enfance, Walt Dysney. Et puis, au moment de traverser le Mississippi, ce sera l’occasion d’évoquer Mark Twain né à côté d’Hannibal
Nous voilà donc de retour sur une terre connue. Je suis venu bien des fois à Quincy pour Roquette America. Quincy est à une heure de route de Keokuk, ce qui en fait la plus proche grande ville de Keokuk, où nous passerons demain.
Mais en une vingtaine d’années, les choses ont changé et l’Holiday Inn où nous descendons est plus récent que celui où j’avais l’habitude d’aller.
Et, ce soir nous mangeons japonais : finalement, en plus de notre voyage dans le centre des USA, nous aurons fait un tour du monde gastronomique.





vendredi 18 septembre 2015

USA 2015 : Vendredi 18 septembre 2015

Kansas City


 Sprint Center

 Kansas City Public library







 Union Station 





 Community Christian Church







Hallmark

Vendredi 18 septembre 2015

Il nous reste bien des choses à voir à KC et nous partons demain matin. Nous ne pourrons donc pas tout voir…… même si nous nous limitons au centre de la ville.
Notre premier arrêt, rapide,  est à la bibliothèque, the Kansas City Public Library, dont la façade représente des livres. Des auteurs américains  (Mark Twain, Happer Lee, entres autres) et des auteurs étrangers dont Gabriel Garcia  Marquez, Shakespeare ou Lao Tseu (mais, sauf erreur, pas d’auteurs français.)
Deuxième arrêt, beaucoup plus long, à la « Union Station », la gare de l’Union Pacific. Grande et imposante sœur de celle que nous savons visitée à Topeka, elle a connu un destin semblable. Ouverte en 1918, elle a connu son heure de gloire en 1945 en accueillant près de 700 000 voyageurs mais aussi le déclin qui a conduit à sa fermeture en  1985 puis sa remise en état dans les années 2000 après avoir manqué être démolie. Cependant, aujourd’hui, le trafic passagers est très faible (de l’ordre de 160 000 voyageurs par an) ce qui n’est pas le cas pour le fret dont Kansas City est le deuxième centre en importance aux USA.
Grande et imposante, elle l’est : la hauteur sous plafond de la salle principale est de près de 30 mètres et chacun des 3 lustres qui, pourtant, paraissent petits d’en bas, pèse plus de 1, 5 tonne.
Prochain arrêt, the Community Christian Church, une église conçue par Frank Wright, que je découvre architecte d’églises. On y retrouve les formes horizontales des réalisations de Wright et le goût pour les petites salles et les recoins (même si le sanctuaire principal est vaste et fait penser à une salle de cinéma !). L’ensemble est aussi connu par son clocher de lumière (Steeple of Light) que Wright a conçu mais qui a été réalisé bien après sa mort et qui est, dit-on, un véritable fleuve de lumière à voir de nuit.
Comme nous sommes tout près de la fameuse Country Club Plazza de type sévillan et qu’il pleut, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un restaurant irlandais, un peu américanisé (le mouton de l’Irish stew est devenu du bœuf) mais la Guinness est bonne comme là-bas (et, je le signale aux diabéto, n’a pas d’effet négatif sur la glycémie, en tout cas la mienne !!).
Et comme le temps irlandais change tout le temps, c’est finalement sous un beau rayon de soleil que se passe notre après-midi. C’est aussi un beau rayon de soleil que nous offre notre visite de cet après-midi chez Hallmark, connu pour ses cartes de vœux et objets dérivés, dont le siège est situé à Kansas City où travaillent 3 000 (dont 800 créateurs) des 11 000 personnes employées parle Groupe.
Rayon de soleil parce que je découvre que derrière un objet peut-être anodin (une carte de vœux ou un petit objet décoratif), il y a tout une chaîne de sentiments et de désir de faire plaisir. De celui (ou celle) qui consacre son temps et son art à créer quelque chose qui va parler et plaire ; de celui (ou celle) qui va choisir cette carte qui lui plaît et fait vibrer quelque chose en lui et qu’il a envie, à son tour de dire ; de celui (ou celle) à qui cette carte est destinée qui va la recevoir avec amusement, joie, amitié ou amour. Et, en visitant le musée Hallmark, nous ne pouvons pas ne pas penser à Stéphanie, ses cartes et ses créations, et ce qu’elles apportent d’amusement, de joie, d’amitié ou d’amour, même si, bien sûr, elles sont tout à fait différentes dans le style, les couleurs, le graphisme. Bref, disent les parents, plus belles !
Et, ce musée nous fait découvrir que des artistes  inattendus ont collaboré avec Hallmark dont Norman Rockwell, Grand’ma Moses et, encore plus inattendu, Winston Churchill.
Et, pour dîner, nous allons dans notre quartier espagnol mais, il faut être sérieux, pour manger américain. C’est vendredi soir et il nous faudra un peu de patience pour savourer des BBQ ribs.






jeudi 17 septembre 2015

USA 2015 : Jeudi 17 septembre 2015

Kansas City 








Independence : Truman presidential Library




 Truman essaie d'unifier le parti démocrate !

 Norman Rockwell : Le mari vote républicain et la femme démocrate !

 1948 : campagne électorale à travers le pays : c'est le "whistle stop train tour".

 Alain, relax pour rencontrer Truman !

 Les tombes de Harry et Bess Truman

La maison de Harry et Bess Truman 

Jeudi 17 septembre 2015

Après l’art hier, aujourd’hui place à l’histoire des USA.
Au programme aujourd’hui, Independence, la ville, maintenant dans la grande banlieue de Kansas City, d’où est originaire Harry Truman, le 33ème président des USA, de 1945 à 1953. On y visite la maison où il a vécu mais aussi le musée qui lui est consacré, dans la même veine que les autres bibliothèques présidentielles nationales.
Mais, avant cela, nous traversons le centre de Kansas City, un centre-ville à peine plus animé que celui de Topeka. Heureusement, il y a quelques jolis immeubles, dans une ville autrement industrieuse et industrielle à en juger par ce que nous voyons en traversant la périphérie de la ville.
Harry Truman était le vice-président de Roosevelt lorsque celui-ci a été victime d’une hémorragie cérébrale massive au début de son 4ème mandat. Homme de peu d’expérience malgré une belle carrière au Sénat et choisi comme candidat au poste de vice-président par  la convention démocrate de 1944 pour éviter un éclatement du part (il a été surnommé The Missouri Compromise par référence au compromis du même nom des années 1850), il arrive au pouvoir en avril 1945, et se trouve en quelques semaines « dans le bain » avec la victoire des Alliés en Europe, la décision de lancer la bombe atomique contre le Japon puis la capitulation du Japon.
Malgré une victoire militaire complète, l’immédiat après-guerre n’est pas sans difficulté aux USA : les soldats sont démobilisés trop lentement, il faut reconvertir l’outil industriel américain vers des marchés civils, les prix bloqués durant la guerre deviennent libres et l’inflation atteint un rythme de 30% par an, les salaires ne suivent pas car la main d’œuvre est abondante et les grèves éclatent un peu partout. Il faut attendre 1947 pour que l’économie reparte vraiment.
En même temps, la situation internationale se durcit et, progressivement, l’unité avec les soviétiques se déchire et donne progressivement naissance à la Guerre Froide.
En 1948, les soviétiques lancent un blocus terrestre sur Berlin auquel les américains répondent par un pont aérien salvateur de 280 000 vols sur presque 12 mois. L’Europe de l’Est est occupée par l’URSS et l’Europe de l’Ouest, détruite, est au bord de l’implosion (le vote communiste atteint 30 % en France et en Italie). Truman décide le Plan Marshall qui sauve l’Europe de la famine et de la misère et…. contient la progression soviétique en Europe. Notre enfance aurait été très différente sans le Plan Marshall !
Malgré tout, l’Amérique entre dans une ère de prospérité et la société de consommation suburbaine qui fleurira durant les années Eisenhower montre son nez.
Truman est réélu en 1948 (alors que la presse avait déjà annoncé la victoire de son adversaire républicain Dewey) mais sa deuxième période en tant que Président est moins brillante. L’URSS se dote de la bombe atomique, rétablit l‘équilibre militaire avec les USA, ce qui suscite aux USA inquiétude et crainte et pousse certain à la paranoïa anticommuniste : c’est le maccarthysme. En Asie, c’est la chute de Tchang Kaï Chek et l’arrivée au pouvoir de Mao Tsé Tong. Bientôt c’est la guerre de Corée où le pouvoir militaire (le prestigieux Général Mac Arthur, de la campagne du Pacifique) va prendre ses distances d’avec le pouvoir civil en recommandant une invasion de la Chine (ce qui vaudra à Mac Arthur d’être limogé par Truman qui avait pourtant pour lui un grand respect).
En 1952, Truman ne se représente pas (la limitation à 2 mandats date de 1952) et le pouvoir passe aux républicains.
Mais, on ne peut manquer, en revisitant toutes ces années dans un musée beaucoup mieux fait que celui de Eisenhower à Abilene, d’être impressionné par la façon dont un homme qui n’était pas particulièrement brillant (d’une famille pauvre, il n’avait pas fait d’étude et avait plusieurs fois fait faillite), et qui était un homme d’appareil sans expérience, a réussi à se porter à la hauteur d’une situation domestique et mondiale plus qu’exceptionnelle.
Nous ne quittons pas Independence sans visiter sa maison, une belle maison des années 1880. La famille de sa femme était, en effet, aisée, ce qui a, d’ailleurs valu à H. Truman, qui n’était pas un beau parti, d’attendre 9 ans et d’avoir été un officier valeureux sur le front en France en 1918, pour obtenir la main de Bess.
De retour à KC, nous retournons dans le même quartier qu’hier pour dîner, cette fois-ci, italien avec des expressos alors que ce midi, à Independence, nous avons mangé des Schnitzel mit Spätzle tout en sacrifiant l’Apfelstrudel de la carte, faute de temps !